04.10.2005

Et leur baiser nous éblouit

Il fait nuit. La lune et le soleil s'entrelacent ombre et lumière, et leur baiser nous éblouit... Comme cette étoile qui passe, enflamme nos coeurs d'un feu jamais éteint... Léo Ferré... En ces jours, j'entends, il m'appelle de la mer, sa mémoire... et je le cherche en lieux d'ici et de là... Maintes fois, je le perds, je le retrouve, toujours changeant...
Je vous propose ce poème - en lien avec la dentelle...quelques vers déposés sur ma plage par un voyageur aussi féru de poésie que d'art photographique...(*)

Léo Ferré
"Avec le coeur battant jusqu'à la dernière battue"
http://perso.wanadoo.fr/scl  

En faisant l'amour

Ta dentelle par là quand la nuit la parfume
Ce violon de mouette et l'archet qui l'allume
Tu ressembles à la mort quand la Mort me ressemble
Tu ressembles à ma vie et nous mourrons ensemble
... ... ...

lire la suite ici
http://perso.wanadoo.fr/scl/enfaisantlamour.htm


(*)
http://cliketclak.skynetblogs.be/

02:47 Écrit par Estonia | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note |  Facebook |

03.10.2005

Ocres rouges


Dans l’amphore aux ocres rouges, la lumière brûle,
volutes de roses tangerine, ta peau soyeuse me lie
à l'amble de tes reins, 
et mes pieds halètent sur les grains de raisin, 
bleus du sang de la mort, rouges du sang de la vie,
plus fort est l’amour

S'envole le papier de pourpre, et le rêve d’un mariage en sang,
femme consommée kascher,
tandis que jouissent les rais d’un soleil rutilant
à l'effleure des belles arabesques sur le palais de Jaisalmer,
et la danse des voiles safran,
et l’océan noir aux yeux magnifiques, mon amant

Coulée de poussière, de bleu et de rouge, l’aquarelle sur mon visage ensablé,
tout passe en ce monde,
et les dentelles d’or à la voussure de ma narine,
au lit de tes lèvres purpurines,
je m’enivre,
ombre déesse

Sur les colonnes de l’avenir, les colombes noires,
et nos souffles qui embaument, ce votif encens,
et les mamelles des chèvres noires, rondes et goûteuses,
et le feu
qui consume l’esprit de nos rêves,
seul reste l’émeraude, et nos pleurs pétales de roses,
dans le métal du ciel azur,
tournoient les hirondelles à queue d'aronde,
là, vêtues de cardamone, les petites filles se vendent,
et leurs bijoux d’argent,
et leurs sourires d'enfant

Ô mon amour,
de ta bouche goulue à l’orée de mon ventre tendu,
réveille le fruit de mes entrailles,
qu'il me naisse un espoir plus heureux
en ce champ de mâle faconde, le monde
qu'il naisse chant de colombe.

21:52 Écrit par Estonia | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook |

SUR LE CHEMIN DE L'INDE


                         oeuvre de S. Lafuente

    Serti d’un chant safrané mon cœur si doux pressent
    Un bonheur un voile d’éternité qui flue en mon être
    Réminiscences un monde d’innocence regard de l’enfant

    L’astre au couchant se coule derrière les bosquets bleus
    Et l’ombre se déchire dans les rires des paysans à l’orée du soir bruissant
des langues de feu

    Claire mon âme
    Habit de lumière
    Envoile de lenteur
    Mes rêves d’arpenteur
    Infini d’amour qui étincelle
    Nos cœurs vibrent à ton appel

    Dès l’aube de nos jours l’angoisse nous cisaille
    Est-il raison à la douleur de vivre est-il nécessité à notre humaine faille

    Lumineux chemin les védiques mystères nous
    Initient souffle d’amour transcendant
    Nous emmènent ÔM au cœur du grand Tout
    D’illusion en illusion nous avançons
    Energie pure en contemplation



    dédié à Goéland

18:59 Écrit par Estonia | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |